Mairie d’Eteaux

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La mairie

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Situation initiale

Jusque dans les années 1860, Eteaux ne possède pas de mairie au sens strict, ni de lieu où stocker les archives municipales. Les séances se tiennent au rez-de-chaussée du presbytère, dans un local qui sert également de salle de classe. Dans un "état de délabrement complet", il sera remis en état en 1865.

Contexte historique de la construction

La construction d’une mairie à Eteaux s’inscrit dans le contexte du rattachement de la Savoie à la France. Les bâtiments publics, tels que mairie et école, jusqu’alors inexistants dans la commune, doivent incarner le nouveau pouvoir, au service des citoyens et de l’instruction publique.

1863-1866 : Préparation du projet

C’est à Alexandre Quoex, maire de 1863 à 1896 (interruption de 1871 à 1876), que la commune doit de posséder non seulement une mairie, mais aussi trois écoles. En 1863, le conseil municipal décide la construction d’une "maison de commune" pour abriter " mairie et salles d’école", de même que l’acquisition d’une "armoire à archives" (délibération des 25 mai et 28 juin). Immédiatement, l’essentiel du budget municipal est mobilisé pour cette importante dépense. De vifs débats s’engagent entre les conseillers du haut et ceux du bas de la commune, au sujet de l’emplacement du bâtiment. Le choix du chef-lieu est arrêté, moyennant la promesse d’installer dès que possible une école sur le haut d’Eteaux (délibération du 26 février 1865). Le seul terrain convenant à la construction est un morceau de champs, sec et ensoleillé, d’une teneur de 10 ares, situé à 86 mètres de l’église et contigu au cimetière. Il appartient au sieur Ducroz, de la Roche. Celui-ci refusant de vendre, la commune devra procéder avec lui à un échange de terrains (délibération du 25 février 1866).

1866-1867 : la construction

Les travaux commencent durant l’été 1866. Ils sont confiés à l’entrepreneur Jean Catella, puis à son neveu, Pierre Faletti, suite au décès du premier. La partie nord du cimetière, entourant l’église, devient place publique. Les habitants du hameau de l’église participent au nivellement du pourtour du bâtiment (celui-ci sera cimenté en 1897). En octobre 1867, la mairie d’Eteaux est achevée. La réception définitive des travaux a lieu le 28 août 1869 et le règlement définitif des comptes, le 28 novembre de la même année. Le coût s’élève à 13500 francs, soit 8700 francs à la charge de la commune et 1800 francs provenant d’un subside gouvernemental.

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Le personnel communal

A la fin du XIXe siècle, le personnel communal est composé du maire, de son adjoint et de ses dix conseillers, des deux instituteurs et de l’institutrice. Suite à la loi municipale de 1884, le maire jusque là choisi par le pouvoir, est désormais élu par le conseil. La fonction de secrétaire de mairie est exercée par l’instituteur. Des emplois sont occupés occasionnellement : celui de tambour-afficheur, de sacristain-sonneur de cloches, de fossoyeur et de garde-champêtre. Le conseil se réunit quatre fois par an en session ordinaire. A l’origine, nos élus locaux sont tous agriculteurs. Ce sera encore le cas en 1950. Aujourd’hui, les membres du conseil ont des formations et des professions très différentes. Par ailleurs, le conseil s’est féminisé et les élus ne sont plus nécessairement natifs du village.

La vie parfois agitée du conseil municipal

Les archives du siècle dernier font écho des petites "guéguerres" qui animent la vie du conseil. A l’époque, les tensions entre conseillés du haut et du bas de la commune sont certaines, en particulier à l’heure du choix de l’emplacement de la mairie et des écoles. Des rivalités politiques et personnelles existent aussi. Entre le maire Quoex et son successeur Contat, par exemple. Celui-ci accuse le premier d’avoir usurpé des terrains communaux (octobre 1873) et est lui-même accusé d’avoir détourné des fonds publics, d’avoir emporté toutes les archives municipales au moment de son départ et d’en avoir vendu le sceau officiel de la mairie à un cafetier de la Roche ! En 1876, une amende de 5 francs est infligée à Quoex pour insulte au maire Contat !

Extension et réaménagement de la mairie

Devant le nombre grandissant d’habitations sur la commune a généré, en mairie, un besoin d’espace supplémentaire. Par ailleurs, une meilleure fonctionnalité des locaux s’est imposée. L’option de réaménager et non de démolir le bâtiment primitif a permis de conserver le caractère historique du chef-lieu et de sauvegarder ce bâtiment dans son volume en l’intégrant au mieux au tissu rural environnant. Dirigé par l’architecte Claude Dhérin, les travaux de la mairie débutent le 13 octobre 1997 et sont réceptionnés en décembre 1998 pour un coût total estimatif 450 000 €. Tout d’abord, on réaménage l’ancien bâtiment : réfection du toit, démolition de l’escalier avec nouvel accès à l’étage ; au rez-de-chaussée : création d’une salle consulaire (pour les mariages et réceptions diverses) et aménagement d’une cuisine et d’une chaufferie ; à l’étage : création de deux bureaux et d’une salle de réunions pour les associations locales, nouvel accès au local des archives. Ensuite est créée une extension pour accueillir les services administratifs. Reliée à l’ancien bâtiment par une galerie vitrée abritant l’entrée principale, cette extension est de plain-pied et comprend un secrétariat d’accueil du public, un secrétariat général, le bureau du maire, un bureau de consultation du cadastre et la salle de réunion du conseil. L’extension a entrainé la démolition du préau situé dans la cour de la mairie. Les services techniques de la commune sont aujourd’hui implantés à côté de l’ancienne bibliothèque. Enfin, dans le cadre d’un projet global, un remodelage du cœur du village s’est imposé. Les priorités de la nouvelle place publique sont la sécurité des piétons, la création d’un parking de proximité pour la mairie et la salle paroissiale, l’intégration de nouveau bâtiment de la mairie et la remise à niveau de la place avec la création d’un espace végétalisé et minéralisé plus accueillant. La nouvelle place publique a été conçue par l’architecte Daune. Evalué à un peu plus de 320 000 euros ce chantier s’est achevé en avril 1999

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