Mairie d’Eteaux

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Historique de nos voies, chemins et routes

  • Publié : 2 mai 2010
  • Mis à jour : 10 juin 2010

Les voies de communication

A la fin du siècle dernier, la route départementale RD 203 est très fréquentée, du moins jusqu’à l’établissement du chemin de fer. On l’appelle « route impériale », en souvenir du passage de l’Empereur Napoléon III lorsqu’il se rendit d’Annecy à Thonon en septembre 1860. Cette route passe, à l’époque, par l’actuel chemin des Feux, au lieu-dit la Croix Verte.

N’accueillant aucune gare, Eteaux est traversé par la ligne de chemin de fer d’Annecy à Annemasse, ouverte en en 1883. La plus grande partie de son parcours est caché, s’effectuant sous le tunnel des Bornes, long de 1 600 m. Ce tunnel a été construit avec des pierres provenant du Salève. L’électrification du chemin de fer à eu lieu entre 1948 et 1950.

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Il y a cent ans, le réseau des chemins vicinaux est, quant à lui, en mauvais état. Souci permanent des élus, la voirie est entretenue tant bien que mal. La construction et la réparation des édifices publics absorbent la majeure partie du budget communal. D’après l’instituteur Bouvier, les chemins vicinaux sont plus nombreux et mieux entretenus dans le bas de la commune que dans le haut.

Dès 1860, la municipalité procède au classement des chemins vicinaux, six à l’époque (onze en 1867) s’attachant à les réparer et à rectifier leur tracé, notamment par l’achat de terrains.

En 1863, par exemple, la mairie décide de remettre en état le chemin vicinal n°2 (tronçon reliant le chef-lieu à la Roche sur Foron, « point central du commerce de ce pays »). Il faudra attendre vingt ans pour que ce chemin soit complètement empierré et achevé, aboutissant à la gare de la Roche, ouverte en 1883.
La création et l’entretien des ponts incombe également la commune, comme en 1872, lorsque le pont sur la « Merlaz », entre le chef-lieu et Charny, soit emporté par les eaux.
Durant tout ce siècle, l’aménagement du réseau routier reste une des tâches essentielles de l’équipe municipale.

De 1902 à 1933, le chemin vicinal n°2 (dans sa partie correspondant à l’actuelle route de la Chapelle) est complètement aménagé : empierrement et modification du tracé pour atténuer la pente. Ce chantier s’effectue en trois phases. En 1915 est achevée une première partie, longue de 2,5 km à partir de la RD 203. En 1922 est adjugée la construction du deuxième morceau, compris entre le chef-lieu de la Chapelle-Rambaud et la limite d’Eteaux (1,9 km). Entre ces deux tronçons subsiste une interruption d’environ 2,3 km non empierrés. Cette dernière partie se termine en 1926.

A cette époque, la réfection de 12 km de voies communales est déclarée urgente (délibération du 20 juillet 1924) et l’apparition d’une commission de Travaux Publics, au sein du conseil municipal, est significative (délibération du 17 mai 1925).

En janvier 1931, un nouveau programme de travaux à exécuter (chemins vicinaux et ruraux) est rédigé. Notamment, à l’étude depuis 1922, l’ouverture d’une véritable route communale entre le hameau des Crues et la route de la Chapelle, reliés alors par un mauvais chemin. Un projet identique concerne la liaison entre le village de Même et le hameau des Faverges. Une fête d’inauguration des routes de construction récente a lieu en septembre 1934. Le classement du chemin vicinal n° 2 en route départementale (route reliant la Chapelle-Rambaud à la Roche sur Foron, en passant par le chef-lieu d’Eteaux) est accordé en 1936.

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En projet de 1927 à 1937, le programme suivant vise la construction de chemins ruraux pour désenclaver les hameaux isolés (Buisson Rond, les Longets, Haut de Charny, Collonges…). Concernant les villages de Charny d’en Haut et de Collonges, groupant ensemble 55 habitants, « il convient d’urgence de les réunir au réseau routier voisin la R.N. 203 par une voie convenable, accessible aux « véhicules automobiles » (délibération du 9 octobre 1938). La mise en œuvre de ces chantiers sera longue. En 1941, des marchés sont passés mais la guerre interrompt tout. Il faudra attendre les années 1950 pour que ces chemins voient le jour.

Plus récemment, le grand bouleversement a été apporté par le passage de l’autoroute A41 dont la sortie empreinte le territoire communal. Sa construction débute en février 1976, démantelant des hectares de parcelles agricoles, et sa mise en service a lieu en juillet 1981. Si elle perturbe malheureusement les riverains, il est indéniable cependant que l’autoroute contribue fortement à dynamiser l’économie régionale.

Aujourd’hui, le réseau routier d’Eteaux comprend 5,3 km d’autoroute, 6,8 km de route départementale, 9,6 km de chemins départementaux et 30 km de voies communales.